le jardin des MetamorphOZes

A 5 mn de Chaumont-sur-Loire, la découverte d'un jardin sur un site de XI siècle

Les Rendez-Vous aux Jardins 2017


manoir fleursLes rendez-vous aux jardins seront les 2-3-4  juin 2017

LE PARTAGE AU JARDIN

Laurence Baudelet, ethno-urbaniste et co-fondatrice de l’assocation « Graine de jardins »
En ces temps de fermeture des frontières et de construction de nouveaux murs, la question du partage résonne fortement à nos oreilles. Partage de l’espace, partage des ressources naturelles que sont l’eau, la terre et les semences, partage des connaissances et des savoir-faire, partage des productions vivrières et partage des cultures qui se rencontrent au jardin. Autant d’enjeux essentiels qui se posent à l’échelle planétaire comme à celle du jardin et qui seront notre fil rouge de la journée. Le partage revient « à la mode » pour ainsi dire, comme une forme d’antidote à ce qui caractérise nos sociétés contemporaines occidentales et qui est perçu négativement par une part de la population, à savoir l’individualisme et la société de consommation. Antidote contre la précarité et les inégalités sociales croissantes et criantes à travers toute la planète. Antidote contre la privatisation et l’accaparement des ressources disponibles. Des mouvements citoyens sont apparus ces vingt dernières années en Europe et sur d’autres continents pour proposer des alternatives fondées sur le partage. Parmi les plus récents, le mouvement des Incroyables Comestibles, initié en 2008 par des habitantes de la petite ville de Todmorden située au nord de l’Angleterre, a pris aujourd’hui une dimension internationale. Le principe est simple : chaque habitant/e est invité/e à cultiver des plantes comestibles dans l’espace public et à les partager. Un panneau « Servez-vous » est apposé sur les bacs de culture. Selon la charte de ce mouvement, « en se réappropriant l’espace public et en le transformant en jardin potager géant et gratuit, la nourriture à partager devient une ressource abondante alimentée par tous et offerte à chacun ». La ville de Nantes s’est inspirée de ce mouvement pour créer en 2012, des « stations gourmandes », des aires récréatives comportant des tables et des bancs entourées de fruitiers en libre accès pour favoriser le partage et la convivialité. Le mouvement des jardins partagés s’inscrit dans cette même revendication d’action collective et solidaire prenant pour support le jardinage. Le réseau national qui le représente, fête ses 20 ans en 2017. Inspiré d’exemples nord-américains, il a largement essaimé en Europe. La charte fondatrice intitulée, la Terre en partage, énonce une forme d’utopie politique : «En cultivant la terre, ce sont les solidarités nouvelles, les échanges, l’épanouissement personnel, le respect du monde vivant, le bien-être que l’on irrigue, que l’on amende comme le terroir d’un nouveau

développement humain et durable. » Le partage comme nouvel horizon démocratique et citoyen. Mais dans les faits, est-ce si simple de partager ? De s’ouvrir à la différence ? Et celui qui est invité au partage l’accepte-t-il toujours ? Ces questions seront notamment évoquées dans la communication de Françoise Dubost sur les jardins partagés, qui fera suite à cette introduction. Avant d’entrer dans la présentation de notre programme, je voudrais revenir sur la notion de partage qui nous occupe aujourd’hui en relation avec le jardin. Si le jardin se prête au partage, c’està-dire à la rencontre entre des classes sociales, entre des générations et entre des cultures différentes, c’est parce qu’il met en jeu notre relation au vivant. Cette expérience est universelle. Nous avons toutes et tous dès notre petite enfance été en contact avec des végétaux et des animaux et cela a marqué notre sensibilité. Le partage au jardin est le lieu de tous les malentendus d’une certaine façon, car chacun s’appuie sur une mémoire intime et sur des représentations qui lui sont propres. Et parfois des conflits peuvent naître quand le partage s’avère impossible. Nous explorerons donc aujourd’hui le partage au jardin sous toutes ses coutures ! Et nous commencerons par les jardins partagés dont la définition se trouve inscrite dans la proposition de loi relative aux jardins collectifs votée en 2003 au Sénat : « On entend par jardins partagés les jardins créés ou animés collectivement, ayant pour objet de développer des liens sociaux de proximité par le biais d’activités sociales, culturelles ou éducatives et étant accessibles au public. » La locution « jardins partagés » s’est imposée au cours du temps mais d’autres termes ont été forgés pour désigner les mêmes projets, comme « jardins communautaires » revendiqué par l’association lilloise des A.J.O.N.C (Association des Jardins Ouverts et Néanmoins Clôturés) ou Jardins Solidaires utilisé par le Réseau des Jardins Solidaires Méditerranéens. Force est de constater que la notion de partage a été la plus reprise dans les media où elle a fait florès et aussi la plus facilement appropriée par le grand public.

Animations

  • Anne DELABY (F) présente le 3-4 juin de 14h à 17h30

          Installation Voile de Loire – 2017

Photo montage Voile de Loire 4 (3)« L’installation Voile de Loire est constituée essentiellement de bois et de tissus intelligents (DIATEX tissus) blancs évoquant un corps de femme, allégorie de la Loire. La ligne, la courbe, la couleur et la matière constituent les préoccupations plastiques. Le costume de la Loire comporte une longue traîne, symbole du voyage de la Loire comme le cycle de l’eau de la source vers l’océan.

L’installation interroge les problématiques de l’écologie, des richesses naturelles, culturelles et artistiques de la Loire. Tous les éléments de cette installation sont écologiques, recyclables et/ou durables, ainsi rien n’aura d’effet néfaste sur la nature.

Cette installation est conçue pour s’intégrer à l’environnement, évoluer dans le temps, sans  heurt, comme un fleuve qui s’adapte au paysage alentour.

  • Les richesses naturelles de la Loire

La traîne comporte des évocations d’îles, de bancs de sable aux formes mouvantes, de bois flotté par un travail sur la matière (trous irréguliers dans les tissus laissant passer l’herbe et la terre, tissus intelligents volontairement vieillis et verdis, traînées de pigments naturels, tissus intelligents différents, brodés et travaillés). Un voile très léger évoque la brume que l’on trouve fréquemment sur la Loire. Un autre voile verdi naturellement est posé le long de la traîne pour les bords du fleuve avec des fragments de bois flotté. Des traînées de couleurs verte, bleue, grise et écrue s’égrènent le long de la traîne. Celle-ci forme des méandres sur le sol sur une grande longueur et s’élargit comme un fleuve jusqu’à son estuaire. L’installation s’inscrit dans le temps, ainsi, les traînées de couleurs, les teintes issues du verdissement s’altèreront et s’associeront au travail de la nature. L’installation se modifiera naturellement durant son exposition comme un fleuve évolue au gré de la nature et du temps.

  • Les richesses culturelles et artistiques

Ces richesses principales sont les châteaux de la Loire, les jardins, les édifices religieux et les ponts et l’époque qui domine est la Renaissance. C’est pourquoi la sculpture comporte un bustier et un vertugadin recouverts de tissus et de fragments de bois flotté, une collerette (fraise) et des manches bouffantes. Des broderies et des tissus imitant la dentelle symbolisent les ponts et châteaux et des fragments de vitraux sont disposés sur la sculpture afin d’évoquer les grands édifices religieux le long de la Loire et de refléter la lumière.

  • De la source à l’océan

La Loire est aussi une question de voyage, de cycle et de temps. L’arrière de la tête de la sculpture comportera des faux diamants en forme de gouttes (d’abord une puis plusieurs …) afin de représenter la source puis la rivière et enfin le fleuve. Des tissus verdis, salis et des voiles forment des cascades puis la traîne figure le long trajet de la Loire jusqu’à son estuaire pigmenté de bleu symbolisant l’océan.

  • Dimensions de l’installation

Hauteur : environ 2m – Longueur : environ 12m – largeur : environ 2m.

L’Artiste présentera au public tout ce que l’on peut faire avec ces tissus de chez Diatex, qui sont déjà très utilisés dans le domaine de l’agriculture et de l’aéronautique ainsi que de plus en plus par les artistes plasticiens.

Pour cette occasion, Denis JANODY compositeur et guitariste,  jouera des pièces de la Renaissance italienne et française ainsi que sDenis Janody 2es propres pièces en cohérence avec la sculpture textile d’Anne DELABY Voile de Loire.

Né en 1956, Denis JANODY est préoccupé par la démarche poétique liée à celle de la musique. Le compositeur a écrit de nombreuses pièces pour guitare, guitare et flûte à bec ténor, guitare et clavecin, voix et clavecin sur des poèmes d’Yves Bonnefoy La Voix Lointaine avec Anne DELABY (clavecin et flûte ténor et Brigitte CHANUDET soprano). La thématique des minéraux est fréquente (particulièrement au sein de ses pièces pour guitare et flûte à bec ténor) de même que la problématique du Temps (Fugit Irreparabile Tempus). Par ailleurs, il associe la danse et la guitare en créant des pièces pour guitare chorégraphiées. Il  mène parallèlement une carrière de conférencier et de professeur.

 

Denis JANODY (credit photo Denis JANODY)

 

  • Patrick GENTY (F) présent le 2 juin de 14h à 17h30

65Fabrication d’un banc  » ‘Les amoureux qui bécotent sur les bancs rustiques' »

Banc fabriqué avec la participation des visiteurs avec les matériaux trouvés dans le jardin et en bord de Loire.

(Crédit photo Patrick GENTY)

– orienter les interventions jardinées et paysagères vers des pratiques respectueuses de l’environnement,
– promouvoir la création d’objets de jardins réalisés avec des matières naturelles,
– favoriser l’utilisation de matériaux locaux et la préservation de savoir-faire traditionnels.

« Après avoir œuvré à la mise en place du festival des jardins de Chaumont-sur-Loire, Patrick Genty a créé en 2001 avec Bruno Marmiroli un bureau d’étude paysagère, L’Atelier, qui lui a permis d’expérimenter des matériaux, en particulier lors de festivals de jardins internationaux ou sur des sites culturels tels que La Saline royale d’Arc-et-Senans. Il a accompagné le développement de jardins ouverts au public, dans une démarche à la fois pédagogique et environnementale : le Potager de la Gloriette à Tours ou le Jardin des Cimes à Passy, au pied du mont Blanc.
En 2008, il rejoint Souffleurs de Vert, où il continue à remettre cent fois sur le métier son ouvrage.
Depuis 2004, il est également intervenant pour CléOme (centre de formation jardins et paysage).
Auteur de livres et d’articles, il se définit lui-même comme « un jardinier gourmand de paysages et de savoir-faire »

 

 

  • Véro LOMBARD (F) présente le 4 juin de 14h à 17h30

interieur.jpg webCréation d’oiseaux en bois flotté.

Crédit photo Véro LOMBARD

Recyclage pour une création durable

Véro Lombard fait découvrir l’environnement ligérien en slow art, art éthique et écologique. Matériaux naturels ou matériaux déchets, sont détournés et retrouvent une seconde vie, pour des créations écologiques. Ses oiseaux expriment son engagement à la protection de l’Environnement et de la Biodiversité. Entre rêve et ornithologie, les oiseaux de Véro s’inscrivent dans une démarche de création durable.

Et la matière prend vie

Ce sont les formes naturelles, sculptées par l’eau, le sable, le vent, qui lui inspirent l’animal. L’aspect naturel des matériaux est mis en valeur. La matière, charriée par la Loire, est ainsi sublimée, et les différents morceaux assemblés. L’oiseau est le thème récurrent dans l’œuvre de l’artiste qui les anime chacun d’une personnalité propre.

 

Véro LOMBARD, sera installée dans la maison de l’île des Bouddhas pour vous faire découvrir tous ses secrets de fabrication.

 

 

 

II/ ARTISTES JARDIN                                                                  

ils resteront jusqu’à la fin de la saison

– ALLEGRE Yves

– CAUX Olivier

– CINZ 

– DA ROCHA Isabel,

– DAVO Michel

–  DELABY Anne

–  EBEL Olivier 

– GENTY Patrick

– LE GALL Samantha 

– McLAUGHLIN Lawrence (USA)

– LINOTTE Corine (B)

– Martine MAGRITTE (Belgique)

– VanBinh (F)

– ART SHONA (Zimbabwe)

 

Les heures des animations seront :

Samedi :      14h00 – 17h00

Dimanche :   14h00 – 17h00

entrée du jardin payante : 4€50 à partir de 18 ans





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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